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Composants de tableaux électriques

Composants de tableaux électriques

Comment choisir

Le courant continu ne se coupe pas comme le courant alternatif. Un disjoncteur AC posé sur une chaîne DC ne casse pas l'arc — il l'entretient. C'est l'erreur la plus fréquente, et la plus dangereuse.

Composants à l'unité, AC et DC clairement distingués : disjoncteurs, sectionneurs, fusibles gPV, parafoudres Type 1 et 2, différentiels Type A et B, borniers et rails DIN — plus les protections calibrées pour vos batteries 48 V.

Vous préférez un ensemble câblé et testé ? Voir nos coffrets photovoltaïques.

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6 produits

Chint - Disjoncteur DC 125A - MCCB NM1-125S 2P

Référence : TN25110

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Référence : TN25180

89 € TTC

Disjoncteur DC 500V 250A 2P MCCB

Référence : TN25107

46,90 € TTC

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Disjoncteur DC 500V 250A MCCB 2P

Référence : TN26700

74,50 € TTC

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Legrand - DX3 Interrupteur-sectionneur Bipolaire - 63A

Référence : TN26134

37,30 € TTC

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FAQ — Collection Composants de tableaux électriques

1. Composant continu ou alternatif : la distinction à ne jamais confondre

C'est le point de sécurité le plus important de cette collection, et le plus mal connu.

Un appareil de coupure alternatif et son équivalent continu se ressemblent, portent parfois le même calibre en ampères et se montent sur le même rail. Ils ne sont pas interchangeables, et l'erreur ne pardonne pas.

La raison est physique. Un courant alternatif passe par zéro cent fois par seconde : lorsqu'un contact s'ouvre, l'arc électrique s'éteint naturellement à ce passage. Un courant continu ne passe jamais par zéro. L'arc, une fois amorcé, se maintient — il faut le souffler, l'allonger et le fractionner mécaniquement. C'est pourquoi un appareil DC comporte des chambres de coupure spécifiques, des distances d'isolement supérieures, et souvent une polarité et un sens de raccordement imposés, repérés sur le boîtier. Monter un disjoncteur AC sur un circuit continu, c'est installer un appareil qui ne coupera pas : il fondra.

Ce qui relève du côté continu, entre les panneaux (ou la batterie) et l'onduleur :

  • l'interrupteur-sectionneur DC, pour isoler et intervenir ;
  • les fusibles gPV et leurs porte-fusibles, pour protéger les chaînes contre les courants inverses ;
  • le parafoudre DC, contre les surtensions d'origine atmosphérique ;
  • côté batterie, le fusible ou disjoncteur DC placé au plus près de la borne positive, et le sectionneur associé.

Ce qui relève du côté alternatif, entre l'onduleur et votre tableau :

  • le disjoncteur dédié du circuit de production ;
  • le dispositif différentiel 30 mA ;
  • le parafoudre AC ;
  • l'organe de coupure accessible, exigé lors du contrôle de conformité.

Deux référentiels encadrent l'ensemble : la NF C 15-100 pour toute la partie alternative, et le guide UTE C 15-712-1 pour tout ce qui est spécifique au photovoltaïque — sectionnement continu, fusibles de chaîne, parafoudres, câbles et connecteurs. Le référentiel XP C 15-712-3 s'y ajoute dès qu'il y a du stockage.

2. Comment choisir le bon calibre et le bon type ?

Six repères, dans l'ordre où ils se posent.

Le sectionneur DC se calibre sur la tension par temps froid. Prenez la Voc de votre module, multipliez par le nombre de modules en série, puis corrigez à −10 °C — comptez 10 à 12 % au-dessus de la valeur de la fiche technique. C'est par un matin d'hiver, pas en pleine canicule, qu'une chaîne atteint sa tension maximale. L'appareil doit par ailleurs permettre une coupure en charge et être verrouillable.

Les fusibles gPV deviennent nécessaires au-delà de deux chaînes en parallèle, ou dès que le courant inverse possible dépasse la valeur admissible par vos modules — cette valeur figure sur leur fiche technique. Le calibre se situe généralement entre 1,5 et 2 fois l'Isc de la chaîne. Avec une ou deux chaînes, ils ne sont pas requis.

Le disjoncteur du circuit de production se calibre selon la notice de l'onduleur, jamais au jugé. Vérifiez également son pouvoir de coupure : il doit tenir compte de la contribution de l'onduleur au courant de court-circuit, en plus de celle du réseau. En résidentiel, on retient couramment 4,5 ou 6 kA, mais c'est la notice qui tranche. La courbe C est le standard sur ce type de circuit.

Le différentiel : c'est l'onduleur qui décide du type. Un onduleur sans séparation galvanique qui n'intègre pas de surveillance de courant de défaut continu impose un type B. Un modèle garantissant l'absence de composante continue au-delà de 6 mA — cas de la plupart des onduleurs récents, qui embarquent cette détection — s'accommode d'un type A. Ne le déduisez pas : lisez la notice.

Le parafoudre. Côté alternatif, un type 2 au tableau de raccordement. Côté continu, son caractère obligatoire résulte d'un calcul de longueur critique fonction de la densité de foudroiement de votre commune : si la longueur réelle de vos câbles continus la dépasse, le parafoudre s'impose. Le courant nominal de décharge minimal recommandé est de 5 kA. Si votre bâtiment est équipé d'un paratonnerre, signalez-le : les dispositions changent.

Le nombre de pôles. En monophasé, appareils bipolaires ; en triphasé, appareils tétrapolaires. Un appareil monophasé n'a aucune équivalence en triphasé, et le calibre diffère fortement à puissance égale : à 6 kVA, on est autour de 26 A en monophasé, contre moins de 10 A par phase en triphasé.

En cas de doute, indiquez-nous la référence de votre onduleur et votre configuration : nous confirmons les calibres avant expédition.

3. Pièces à l'unité, compatibilité entre marques et montage

Pourquoi acheter à l'unité. Trois cas de figure : remplacer un appareil défaillant ou vieillissant, compléter un tableau existant lorsque vous ajoutez un circuit de production ou une batterie, ou composer vous-même votre coffret si vous maîtrisez le dimensionnement. Si vous cherchez au contraire un ensemble prêt à raccorder, déjà câblé et repéré, nos coffrets assemblés font l'objet d'une collection dédiée.

La compatibilité entre marques : la nuance qui compte. Les appareils modulaires respectent des dimensions normalisées et se montent tous sur le même rail DIN de 35 mm. Vous pouvez donc, sur le plan mécanique, faire cohabiter plusieurs marques dans un même tableau.

Mais les accessoires de raccordement, eux, ne sont pas interchangeables. Un peigne d'alimentation — horizontal ou vertical — est propre à une marque et souvent à une gamme : la géométrie des bornes, l'entraxe et la profondeur diffèrent d'un fabricant à l'autre. Forcer un peigne sur des bornes qui ne lui correspondent pas donne un contact partiel, qui chauffe. Il en va de même pour les auxiliaires — contacts auxiliaires, bobines, modules de télécommande —, qui ne s'assemblent qu'avec les appareils de leur propre gamme. Notre conseil : restez dans une marque pour tout un rangée, quitte à mélanger d'une rangée à l'autre.

Trois règles de montage à respecter :

  1. Serrez au couple indiqué par le fabricant. Un serrage insuffisant crée une résistance de contact qui s'échauffe — c'est la première cause d'incident dans un tableau ; un serrage excessif abîme la borne et le conducteur.
  2. Respectez les sections de raccordement et n'insérez jamais deux conducteurs dans une borne prévue pour un seul, sauf si l'appareil l'autorise explicitement.
  3. Repérez chaque circuit. L'étiquetage n'est pas un confort : c'est une exigence, et l'un des points systématiquement vérifiés lors d'une visite CONSUEL. Sur une installation photovoltaïque s'ajoute la signalisation de double source et de présence de tension continue.

Enfin, un rappel de sécurité. Toute intervention dans un tableau se fait hors tension, après ouverture et condamnation du disjoncteur de branchement, avec vérification d'absence de tension. Sur une installation solaire, coupez également côté continu : les panneaux produisent tant qu'il y a de la lumière, indépendamment de toute coupure côté réseau. Si vous n'êtes pas certain de la marche à suivre, faites intervenir un électricien — c'est aussi ce que demandera votre assureur en cas de sinistre.

Informations fournies à titre indicatif et mises à jour en juillet 2026. La réglementation applicable au photovoltaïque en autoconsommation évolue régulièrement ; nous vous invitons à vérifier votre situation particulière auprès du service urbanisme de votre commune et de votre gestionnaire de réseau. My Discount Solar ne peut être tenue responsable d'une installation non conforme aux règles locales d'urbanisme ou aux conditions de votre contrat d'assurance.

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