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Kits Solaires Complet avec Batteries

Kits Solaires Complet avec Batteries

Comment choisir

Sans batterie, vous ne consommez qu'environ 30 % de ce que vous produisez. Le reste part sur le réseau, racheté à peine plus d'un centime le kWh… avant de vous être revendu le soir au prix fort. Une batterie porte votre autoconsommation à 70-80 % : c'est là que se joue la rentabilité aujourd'hui.

Chaque kit est livré complet — panneaux, onduleur hybride, batterie, fixations, câblage et protections. De 3 à 15 kWc, monophasé ou triphasé, avec un stockage extensible par modules.

Et si le réseau tombe ? Une installation classique s'arrête, même en plein soleil. Un onduleur hybride, lui, bascule sur la batterie et maintient vos circuits essentiels — réfrigérateur, congélateur, box. Fonction secours prévue sur toute la gamme, à activer selon le modèle par un boîtier dédié ou un ajustement au tableau : dites-nous ce que vous voulez sécuriser, nous adaptons le kit.

Filtres

23 produits

-21 %

Kit Solaire Complet 3000W Monophasé - Solis + Batterie Pylontech 4.8kWh

Référence : KIT-BT-DPS-S3000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 3 187,99 € Prix régulier TTC 4 045,06 € TTC

-22 %

Kit Solaire Complet 4500W Monophasé - Solis + Batterie Pylontech 4.8kWh

Référence : KIT-BT-DPS-S4500
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 3 492,71 € Prix régulier TTC 4 476,33 € TTC

-22 %

Kit Solaire Complet 5000W Monophasé Solis + Batterie Pylontech 4.8kWh

Référence : KIT-BT-DPS-S5000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 3 626,53 € Prix régulier TTC 4 629,98 € TTC

-25 %

Kit Solaire Complet 9000W Monophasé - Solis + Batterie Pylontech 4.8kWh

Référence : KIT-BT-DPS-S9000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 5 518,32 € Prix régulier TTC 7 340,41 € TTC

-20 %

Kit Solaire Complet 8000W Triphasé - Solis + Batterie Pylontech 4.8kWh

Référence : KIT-BT-DPS-TRI8000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 5 483,13 € Prix régulier TTC 6 885,89 € TTC

-20 %

Kit Solaire Complet 10kW Triphasé - Solis + Batterie Pylontech 4.8kWh

Référence : KIT-BT-DPS-TRI10000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 5 966,09 € Prix régulier TTC 7 451,37 € TTC

-20 %

Kit Solaire Complet 12kW Triphasé - Solis + Batterie Pylontech 4.8kWh

Référence : KIT-BT-DPS-TRI12000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 6 522,69 € Prix régulier TTC 8 156,04 € TTC

-20 %

Kit Solaire Complet 15kW Triphasé - Solis + Batterie Pylontech 4.8kWh

Référence : KIT-BT-DPS-TRI15000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 7 511,03 € Prix régulier TTC 9 354,02 € TTC

-19 %

Kit Solaire Complet 18kW Triphasé - Solis + Batterie Pylontech 4.8kWh

Référence : KIT-BT-DPS-TRI18000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 8 497,99 € Prix régulier TTC 10 529,37 € TTC

-22 %

Kit Solaire 5000W Monophasé Deye + Batterie 4,8kWh Pylontech

Référence : KIT-BT-DPS-D5000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 3 866,30 € Prix régulier TTC 4 985,45 € TTC

-22 %

Kit Solaire 6000W Monophasé Deye + Batterie 4,8kWh Pylontech

Référence : KIT-BT-DPS-D6000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 4 116,58 € Prix régulier TTC 5 296,83 € TTC

-26 %

Kit Solaire 8000W Monophasé Deye + Batterie 4,8kWh Pylontech

Référence : KIT-BT-DPS-D8000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 5 245,14 € Prix régulier TTC 7 108,89 € TTC

-19 %

Kit Solaire 5000W Monophasé Hoymiles + Batterie 5,12kWh

Référence : KIT-BT-H5000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 3 977,98 € Prix régulier TTC 4 917,34 € TTC

-19 %

Kit Solaire 6000W Monophasé Hoymiles + Batterie 5,12kWh

Référence : KIT-BT-H6000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 4 250,92 € Prix régulier TTC 5 249,18 € TTC

-14 %

Kit Solaire Complet 3000W Monophasé + Batterie Huawei 5kWh

Référence : KIT-BT-DH3000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 4 612,38 € Prix régulier TTC 5 351,08 € TTC

-13 %

Kit Solaire Complet 4000W Monophasé + Batterie Huawei 5kWh

Référence : KIT-BT-DH4000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 4 964,36 € Prix régulier TTC 5 687,32 € TTC

-15 %

Kit Solaire Complet 5000W Monophasé + Batterie Huawei 5kWh

Référence : KIT-BT-DH5000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 5 169,24 € Prix régulier TTC 6 054,77 € TTC

-12 %

Kit Solaire Complet 6000W Monophasé + Batterie Huawei 5kWh

Référence : KIT-BT-DH6000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 5 678,32 € Prix régulier TTC 6 440,80 € TTC

-14 %

Kit Solaire Complet 8000W Monophasé + Batterie Huawei 5kWh

Référence : KIT-BT-DH8000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 6 790,98 € Prix régulier TTC 7 910,88 € TTC

-15 %

Kit Solaire Complet 10kW Monophasé + Batterie Huawei 5kWh

Référence : KIT-BT-DH10000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 7 345,49 € Prix régulier TTC 8 667,21 € TTC

-12 %

Kit Solaire Complet 6000W Triphasé + Batterie Huawei 5kWh

Référence : KIT-BT-DH-TRI6000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 5 897,92 € Prix régulier TTC 6 702,50 € TTC

-13 %

Kit Solaire Complet 9000W Triphasé + Batterie Huawei 5kWh

Référence : KIT-BT-DH-TRI9000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 6 618,15 € Prix régulier TTC 7 620,42 € TTC

-14 %

Kit Solaire Complet 15kW Triphasé + Batterie Huawei 5kWh

Référence : KIT-BT-DH-TRI15000
Recyclage gratuit

Prix de vente TTC 8 486,84 € Prix régulier TTC 9 884,66 € TTC

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Votre guide complet : FAQ sur les kits solaires avec stockage

1. Que contient un kit avec batterie, et que reste-t-il à prévoir ?

Un kit réunit l'ensemble du matériel d'une installation de production avec stockage, dont nous avons validé la cohérence avant la mise en vente.

Ce que comprend un kit, dans le détail indiqué sur chaque fiche produit : les panneaux solaires, l'onduleur hybride ou les micro-onduleurs avec leur onduleur de batterie, la batterie et ses modules, les câbles de puissance et de communication entre onduleur et batterie, le compteur ou la pince ampèremétrique, la clé de communication, le système de fixation adapté à votre couverture, les câbles solaires et la connectique, les protections continues et alternatives, et les éléments de mise à la terre.

Ce qu'il faut prévoir en plus : la main-d'œuvre, le tableau de secours si vous souhaitez la fonction backup (question 6), l'éventuelle armoire batterie selon la capacité retenue, les frais de mise en service — visite CONSUEL, raccordement Enedis —, et le câble de terre vers le circuit du bâtiment.

Ce qui distingue un kit d'une somme de composants. Sur une installation avec stockage, la difficulté n'est pas de choisir un bon onduleur et une bonne batterie : c'est de s'assurer qu'ils se parlent réellement. Les deux dialoguent en permanence par un bus CAN ou RS485, selon un protocole propriétaire : la batterie annonce son état de charge, sa température et ses limites, l'onduleur adapte sa consigne. Une tension nominale identique ne garantit rien. Nous avons vérifié le protocole, les versions de firmware, la fenêtre de tension, le nombre de modules admissible et les câbles — y compris le câble de communication, dont le brochage est propre à chaque couple de marques et qui n'est jamais un câble réseau du commerce.

2. Onduleur hybride ou micro-onduleurs avec batterie AC coupling : comment choisir ?

C'est le premier arbitrage, et il se joue sur votre toiture bien plus que sur votre budget.

Le kit à onduleur hybride (couplage DC). La batterie se charge directement en courant continu depuis les panneaux, sans repasser par l'alternatif. Un seul étage de conversion, un rendement de cycle de 95 à 97 %. C'est l'architecture la plus performante, et la seule qui permette une véritable fonction de secours. Elle suppose en revanche une toiture homogène : les panneaux sont câblés en série par chaîne, donc le module le plus faible impose sa loi aux autres.

Le kit à micro-onduleurs avec batterie en AC coupling. Chaque panneau dispose de son propre suivi de puissance : un module ombragé, encrassé ou orienté différemment ne pénalise plus que lui-même. La batterie, elle, est associée à son propre onduleur placé en aval, qui observe les flux au compteur, se charge du surplus et restitue le soir. La double conversion coûte quelques points de rendement — comptez environ 90 % au lieu de 95-97 %.

Prenez l'hybride si votre toiture est dégagée et d'une seule orientation, si vous cherchez le meilleur rendement de stockage, ou si la fonction de secours vous importe.

Prenez les micro-onduleurs avec AC coupling si votre toiture subit un ombrage partiel — cheminée, arbre, antenne, bâtiment voisin —, si vous combinez plusieurs orientations ou inclinaisons, ou si vous voulez pouvoir agrandir panneau par panneau.

Le point à ne pas se laisser dire : l'écart de rendement entre 90 et 96 % représente environ 6 % de l'énergie qui transite par la batterie, pas de votre production totale. Sur une toiture réellement ombragée, ce que les micro-onduleurs vous font gagner côté production dépasse largement ce que la double conversion vous coûte côté stockage. À l'inverse, sur une toiture dégagée, l'hybride gagne sur les deux tableaux.

3. Batterie haute tension ou basse tension : qu'est-ce qui détermine le choix ?

C'est l'onduleur qui impose la famille, pas votre préférence. Chaque onduleur hybride est conçu pour l'une ou l'autre, et son écosystème de compatibilité détermine les références de batterie utilisables. C'est pourquoi nos kits sont constitués par couples validés.

La différence tient à une seule loi : à puissance égale, plus la tension est élevée, plus le courant est faible. Et le courant dimensionne les câbles, les protections et les pertes.

La basse tension (48 V nominal, environ 51,2 V en LFP). Pour délivrer 5 kW, il faut faire passer plus de 100 A. D'où des câbles de forte section — 35 à 70 mm² —, courts et sertis avec soin. En contrepartie :

  • des modules moins chers au kWh, avec un écosystème large ;
  • une capacité de départ plus faible : vous pouvez commencer à 2,5 ou 5 kWh ;
  • une extension souple, module par module ;
  • un meilleur comportement si vous envisagez un usage partiellement autonome.

La haute tension (typiquement 150 à 600 V). Les mêmes 5 kW passent avec une quinzaine d'ampères. Résultat :

  • un rendement de cycle supérieur, les pertes par effet Joule étant proportionnelles au carré du courant ;
  • des câbles fins et des liaisons plus tolérantes en longueur ;
  • des puissances de charge et de décharge plus élevées, ce qui compte pour secourir une maison entière ;
  • une installation plus rapide et plus propre.

Contreparties : un coût au kWh plus élevé, un écosystème verrouillé sur la marque de l'onduleur, et des règles strictes de nombre minimal et maximal de modules pour rester dans la fenêtre de tension admissible.

Un point de sécurité. Un parc haute tension présente une tension dangereuse en permanence, y compris onduleur à l'arrêt. Les connecteurs sont spécifiques et les manipulations codifiées : c'est une installation d'électricien, sans exception.

Comment cela se traduit dans nos kits. En monophasé, nos hybrides — Hoymiles série HIS, Deye SG05LP1, Solis S5-EH1P et S6-EH1P — fonctionnent avec des batteries basse tension. En triphasé, nous proposons les deux familles : haute tension avec les Growatt MOD-XH et les Huawei SUN2000 (séries M1, MAP0 et MB0), basse tension avec les Deye SG05LP3 et les Solis S6-EH3P. Si vous êtes en triphasé avec un budget contraint, ces derniers vous donnent le triphasé en conservant l'économie de la basse tension.

4. Comment dimensionner l'ensemble : panneaux, batterie et puissance d'onduleur ?

Trois chiffres, trois logiques différentes. C'est là que se jouent la plupart des déceptions.

Les panneaux (kWc) se dimensionnent sur votre consommation annuelle. Comptez 1 000 à 1 100 kWh par an et par kWc en Île-de-France. Un foyer consommant 5 000 kWh par an sans chauffage électrique est bien servi par 3 kWc ; passez à 6 kWc avec un chauffe-eau électrique, une pompe à chaleur, une piscine ou un véhicule électrique. Depuis que le surplus ne vaut plus que 1,1 c€/kWh, surdimensionner revient à offrir sa production.

La batterie (kWh) se dimensionne sur votre consommation du soir et de la nuit, pas sur votre consommation totale. Relevez ce que vous consommez entre 18 h et 8 h : c'est ce que la batterie devra restituer. Le talon permanent d'un foyer — réfrigérateur, congélateur, box, VMC, veilles — représente déjà 2 à 4 kWh sur cette plage. Une capacité de 5 à 10 kWh couvre la grande majorité des besoins résidentiels. Ne surdimensionnez pas : une batterie qui ne se vide jamais complètement ne se rentabilise pas, et le modulaire permet d'ajouter un module l'année suivante.

La puissance de l'onduleur (kW) détermine ce que vous pouvez alimenter en même temps — et elle plafonne la restitution de la batterie. Une batterie de 15 kWh sur un hybride de 3 kW ne restituera jamais plus de 3 kW : vous aurez de l'autonomie en durée, pas en puissance. Si votre objectif est de secourir une maison entière ou de couvrir des pointes, c'est ce chiffre qu'il faut regarder en premier.

Deux vérifications qu'on oublie souvent :

  1. Le courant de charge accepté par la batterie. Une batterie qui n'encaisse que 25 A en 48 V, soit environ 1,2 kW, ne captera qu'une fraction du surplus de midi d'une installation de 6 kWc. Regardez le courant de charge recommandé en continu, pas la valeur de pointe.
  2. Le rapport de puissance panneaux/onduleur. Un surdimensionnement DC/AC de 1,1 à 1,3 est normal et souhaitable ; il améliore la production matin et soir.

Enfin, dimensionnez l'onduleur sur le projet que vous aurez dans trois ans. La batterie s'agrandit module par module ; l'onduleur, non — c'est la pièce la plus difficile à remplacer ensuite.

5. Monophasé ou triphasé : lequel me concerne, et qu'est-ce que cela change ?

Ce n'est pas un choix, c'est votre raccordement existant. Regardez votre disjoncteur de branchement : deux fils de puissance et une seule manette, vous êtes en monophasé — le cas d'environ 94 % des foyers français. Quatre fils et trois tensions au compteur, vous êtes en triphasé.

Les limites Enedis :

  • en monophasé, la puissance injectée sur le réseau est plafonnée à 6 kVA ;
  • en triphasé, chaque phase est plafonnée à 12 kVA, avec un déséquilibre maximal de 6 kVA entre deux phases.

Ce que cela change sur un kit avec batterie, au-delà de la puissance : le choix de la famille de batterie. En monophasé, nos hybrides fonctionnent en basse tension. En triphasé, vous avez accès aux deux familles, donc à des puissances de secours et des rendements supérieurs si vous optez pour la haute tension (question 3).

Le point de vigilance propre au triphasé : la mesure. Un système qui ne mesure la consommation qu'avec une seule pince ampèremétrique ne voit qu'une phase sur trois et pilote à l'aveugle — décharge inutile quand la phase mesurée ne consomme rien, inaction quand le reste du logement consomme. Il faut trois transformateurs de courant, un compteur triphasé compatible, ou un lecteur de téléinformation Linky, qui lit directement les grandeurs consolidées du compteur. C'est la solution la plus simple et la plus fiable en triphasé, et nos kits triphasés en tiennent compte.

Bon à savoir sur la facturation : le compteur Linky effectue en règle générale la somme algébrique des trois phases. Une batterie qui restitue en monophasé sur une installation triphasée compense donc bien la consommation des autres phases. Le vrai enjeu est le pilotage, pas le comptage.

6. Que se passe-t-il en cas de coupure de courant ?

C'est le principal argument d'achat du stockage, et celui qui donne lieu au plus de malentendus. Trois choses à comprendre.

La règle de sécurité d'abord. En cas de coupure, tout onduleur raccordé au réseau doit se déconnecter immédiatement : c'est la protection de découplage, ou anti-îlotage, qui empêche qu'un agent Enedis intervenant sur une ligne réputée hors tension reçoive votre électricité. Un hybride ne fait pas exception : il coupe le réseau, puis bascule sur sa sortie de secours, électriquement isolée.

Le backup n'alimente pas toute la maison. La sortie de secours (EPS) est un départ distinct, sur lequel il faut câbler un tableau de secours regroupant les circuits que vous avez choisis : réfrigérateur, congélateur, box, éclairage, chaudière, une prise dédiée. Ce tableau doit être prévu à la conception ; l'ajouter après coup suppose de reprendre le câblage.

Les cinq points à vérifier avant d'acheter :

  1. Le temps de bascule. Les bons hybrides basculent en 10 à 20 ms : vos appareils ne s'en aperçoivent pas, un ordinateur ne redémarre pas. D'autres mettent plusieurs secondes.
  2. La puissance de secours disponible, et surtout la capacité de surcharge brève — souvent 1,1 à 2 fois pendant quelques secondes. C'est elle qui permet le démarrage d'un moteur de réfrigérateur ou de pompe.
  3. La présence d'une batterie. Sur la quasi-totalité des modèles, pas de batterie, pas de secours — même en plein soleil.
  4. Le nombre de phases secourues. Un hybride monophasé ne secourt qu'une phase. Pour secourir une maison triphasée dans son ensemble, il faut un hybride triphasé.
  5. La liaison neutre-terre en mode îloté. C'est le point le plus important et le moins connu. En fonctionnement isolé, le régime de neutre du réseau disparaît : l'onduleur doit rétablir une liaison neutre-terre interne, sans quoi les interrupteurs différentiels 30 mA de votre tableau de secours ne protègent plus personne. Tous les modèles sérieux embarquent ce relais, mais il doit être activé et correctement paramétré. Confiez impérativement ce point à un électricien.

Et avec des micro-onduleurs ? Les kits en AC coupling n'offrent généralement pas de fonction de secours, ou seulement sur une sortie dédiée de faible puissance selon le modèle. Si le backup est un critère pour vous, c'est un argument fort en faveur de l'hybride.

7. Puis-je recharger la batterie sur le réseau en heures creuses ?

C'est autorisé : charger une batterie sur le réseau, c'est consommer de l'électricité que vous payez. Votre batterie est à cet instant un appareil comme un autre.

Une exception majeure. Si vous disposez d'une installation sous contrat d'obligation d'achat EDF OA — revente de surplus —, la recharge sur le réseau doit être désactivée : le contrat impose que l'électricité injectée et vendue provienne exclusivement de votre production solaire. Ajouter un stockage à une installation sous contrat OA suppose par ailleurs d'en informer EDF OA et Enedis. Si vous êtes dans ce cas, signalez-le-nous avant de commander.

Côté rentabilité, soyons précis. Au tarif réglementé, l'écart entre heures pleines et heures creuses est d'environ 4,9 centimes par kWh (0,2065 € contre 0,1579 €). En tenant compte du rendement de charge/décharge, le gain net tourne autour de 3 centimes par kWh restitué — soit, pour une batterie de 5 kWh cyclée quotidiennement, de l'ordre de 50 à 70 € par an.

C'est réel, mais modeste. Le vrai gisement reste le surplus solaire, sur lequel vous économisez le plein tarif — environ 18 centimes par kWh restitué, soit six fois plus. La recharge réseau est un complément d'hiver, pas le moteur de la rentabilité.

Pour les profils avertis : l'option Tempo et les offres à tarification dynamique creusent considérablement l'écart entre heures creuses et heures de pointe. C'est là que l'arbitrage tarifaire devient réellement intéressant, à condition d'accepter un pilotage plus fin.

8. Puis-je faire évoluer mon kit plus tard ?

La batterie : oui, module par module. C'est tout l'intérêt du modulaire. Quatre règles :

  1. Restez dans la même marque et la même gamme. Les BMS communiquent par protocoles propriétaires ; un module d'une autre marque ne sera pas reconnu, et le forcer expose à un déséquilibre de charge dangereux.
  2. Vérifiez la génération exacte. Un module de nouvelle génération n'est pas toujours rétrocompatible avec les anciens.
  3. Respectez le nombre minimal et maximal de modules imposé par l'onduleur — particulièrement strict en haute tension, où il conditionne la fenêtre de tension.
  4. Attention au vieillissement. Un module neuf ajouté à un parc de trois ans fonctionne, mais l'ensemble se cale sur le module le plus faible. Si vous savez que vous voudrez 10 kWh, mieux vaut y parvenir en deux étapes rapprochées qu'en cinq ans.

Avant tout ajout, mettez les modules au même niveau de charge et suivez la procédure d'appairage du fabricant.

Les panneaux : cela dépend de l'architecture. Avec des micro-onduleurs, vous ajoutez un panneau et son unité sans rien remettre en cause, sous réserve du nombre maximal par branche et de la capacité de la passerelle. Avec un onduleur hybride, il faut respecter la fenêtre de tension et le courant de l'entrée MPPT concernée, et vérifier qu'il reste de la marge en puissance.

L'onduleur, lui, ne s'agrandit pas. D'où l'intérêt de le choisir large dès le départ.

Le seuil à garder en tête : 15 kWh de capacité cumulée. Au-delà, les exigences d'installation se durcissent nettement — enveloppe en matériaux incombustibles hors local dédié, ou local dédié avec accès contrôlé, détection de fumée et dispositif d'extinction. Un parc qu'on étend module après module l'atteint plus vite qu'on ne le croit.

9. Quelles démarches et quelles obligations de conformité ?

Quatre étapes, dans cet ordre.

1. L'urbanisme. Une pose en toiture ou en façade modifie l'aspect extérieur du bâtiment : déclaration préalable en mairie, formulaire Cerfa n° 16702*03, gratuite, un mois d'instruction — deux en secteur protégé, avec consultation de l'Architecte des Bâtiments de France. Une pose au sol sous 3 kWc et 1,80 m en est dispensée, hors secteur protégé.

2. Le raccordement. Déclaration auprès d'Enedis (ou de votre ELD), gratuite et en ligne. Un dispositif de stockage capable de restituer de l'électricité sur votre installation intérieure doit être déclaré, même sans revente de surplus.

3. Le CONSUEL. L'attestation de conformité est nécessaire dès lors que vous créez un circuit dédié au tableau — ce qui est toujours le cas ici. Sans attestation visée, pas de mise en service.

Le point à vérifier absolument depuis le 1ᵉʳ juillet 2026 : le certificat de conformité de l'onduleur à la norme NF EN 50549-1 doit désormais être établi selon la norme d'essais NF EN 50549-10. La dérogation qui subsistait pour les installations de 36 kVA et moins a pris fin à cette date. Sans ce document, le dossier CONSUEL n'aboutit pas. Tous les fabricants n'ont pas encore fait certifier l'intégralité de leurs références : exigez le certificat pour la référence exacte avant d'acheter, chez nous comme ailleurs. Nous le mettons à disposition sur nos fiches produit.

4. L'installation de la batterie. Le référentiel XP C 15-712-3 encadre les installations avec stockage : emplacement, protections dédiées, et exigences renforcées au-delà de 15 kWh. Prévoyez un local sec, ventilé, hors gel, à l'abri du soleil direct, sur support non combustible. Point souvent découvert trop tard : une batterie lithium ne doit pas être chargée sous 0 °C sans préchauffage intégré — dans un garage non chauffé, c'est un critère de choix.

Et l'assurance. Informez votre assureur habitation par écrit. C'est gratuit dans la plupart des contrats, et c'est ce qui vous couvre en cas de tempête, de vol ou de sinistre électrique.

10. Combien ça rapporte, et que dit la fiscalité ?

Ce qui a changé le 5 juin 2026. L'arrêté S21 modifié a supprimé la prime à l'autoconsommation pour toute nouvelle demande de raccordement, et ramené le tarif de rachat du surplus à 1,1 c€/kWh hors taxes — contre environ 4 c€ auparavant —, garanti 20 ans et revalorisé de 2 % par an. Aucun dispositif de remplacement n'a été créé. Les dossiers complets déposés avant le 5 juin conservent leurs conditions.

Pourquoi c'est précisément ce qui rend le stockage pertinent. Un kWh autoconsommé vaut environ 20 centimes ; le même kWh revendu, 1,1 centime. Sans batterie, un foyer autoconsomme 40 à 50 % de sa production : le reste part quasi gratuitement. Avec une batterie, on atteint couramment 80 à 90 %. C'est cette différence — et non un dispositif d'aide — qui finance l'investissement.

Un ordre de grandeur. Une installation de 6 kWc produisant environ 6 500 kWh par an, autoconsommée à 45 % sans batterie, économise de l'ordre de 585 € par an. La même installation avec une batterie de 10 kWh, autoconsommée à 85 %, économise environ 1 105 €. Le stockage apporte donc ici de l'ordre de 500 € par an, à quoi peut s'ajouter l'arbitrage heures creuses (question 7).

Ces chiffres sont des ordres de grandeur : votre profil de consommation, votre orientation et le prix de l'électricité les font varier sensiblement.

La TVA : le point à connaître avant de comparer les devis. Un kit acheté seul et posé par vos soins relève du taux normal de 20 %. Et surtout : une installation comportant une batterie repasse à 20 % même en fourniture et pose par une entreprise. Le taux réduit de 5,5 % est réservé aux installations de 9 kWc ou moins sans stockage, remplissant par ailleurs des conditions cumulatives strictes — bilan carbone des modules attesté au référentiel Certisolis PPE2 V2, seuils sur l'argent, le plomb et le cadmium, et gestionnaire d'énergie pilotant au moins deux usages. Le taux intermédiaire de 10 % a disparu au 1ᵉʳ janvier 2026. Méfiez-vous des devis annonçant 5,5 % sur un ensemble avec batterie.

Fiscalité et aides locales. Les revenus de revente sont exonérés d'impôt jusqu'à 3 kWc, et relèvent du micro-BIC avec abattement de 71 % au-delà. Le photovoltaïque n'est éligible ni à MaPrimeRénov', ni aux CEE, ni à l'éco-PTZ. Vérifiez en revanche les aides de votre région, de votre département ou de votre commune, ainsi qu'une éventuelle exonération partielle de taxe foncière.

Notre conseil pour maximiser votre retour ne porte pas sur le matériel : décalez vos consommations en journée, pilotez votre chauffe-eau, rechargez votre véhicule au soleil. La batterie prend le relais du soir et de la nuit — elle n'a pas à financer ce que le décalage d'usage fait gratuitement.

Informations fournies à titre indicatif et mises à jour en juillet 2026. La réglementation applicable au photovoltaïque en autoconsommation évolue régulièrement ; nous vous invitons à vérifier votre situation particulière auprès du service urbanisme de votre commune et de votre gestionnaire de réseau. My Discount Solar ne peut être tenue responsable d'une installation non conforme aux règles locales d'urbanisme ou aux conditions de votre contrat d'assurance.

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