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Micro-onduleurs

Comment choisir

Un micro-onduleur par panneau : chacun produit à son maximum, indépendamment de ses voisins. Une architecture particulièrement efficace dès qu'une toiture n'est pas uniforme.

Ombrage partiel, orientations multiples, modules de puissances différentes, extension au fil du temps : chaque panneau dispose de son propre MPPT et donne tout ce qu'il peut, quelles que soient les conditions à côté. Le courant continu ne circule qu'entre le panneau et son micro-onduleur — toute la toiture reste en basse tension (ELV).

Hoymiles, APsystems, Hypontech, du 1-en-1 au 4-en-1, suivi par passerelle ou WiFi. Garantie constructeur de 12 à 25 ans selon la marque. Idéaux pour les kits en autoconsommation, les extensions de puissance et le plug & play.

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75 produits

APsystems - Bouchon de terminaison AC 3/4 fils

Référence : 2060700017

12 € TTC

APsystems - Connecteur mâle monophasé pour câble AC

Référence : 2300931212

5,90 € TTC

APsystems - Connecteur femelle monophasé pour câble AC

Référence : 2300932212

5,90 € TTC

APsystems - Cache connecteur de câble AC

Référence : 2061702007

6 € TTC

Hoymiles - Câble HMS (Plug and Play) 5m

Référence : TN23115

22 € TTC

Hoymiles - Câble HMS (Plug and Play Cable) 10m

Référence : TN23116

46 € TTC

Hoymiles - Câble HMS (Plug and Play Cable) 15m

Référence : TN23117

62 € TTC

Hoymiles - Câble HMS (Plug and Play Cable) 20m

Référence : TN23118

80 € TTC

Hoymiles - Connecteur de terrain HMS - Plug and Play

Référence : TN23123

8,31 € TTC

Hoymiles - Câble de connexion HMS - ENH40-200

Référence : TN23108

15,99 € TTC

Hoymiles - Capuchon d’étanchéité HMS

Référence : TN23112

2,15 € TTC

Hoymiles - Câble de connexion HMS - ENH40-300

Référence : TN23109

23,56 € TTC

Hoymiles - Connecteur d'extension HMS

Référence : TN23114

5,40 € TTC

Hoymiles - Connecteur HMS

Référence : TN23111

4,30 € TTC

Hoymiles - Connecteur interconnexion HMS

Référence : TN23110

5,40 € TTC

Hoymiles - Outil de déconnexion HMS

Référence : TN23113

4,40 € TTC

Hoymiles - Outil de deverouillage du connecteur AC-3P en parallèle

Référence : TN23127

8,90 € TTC

Hoymiles - Bouchon de terminaison pour câble triphasé AC

Référence : TN23125

5,90 € TTC

Hoymiles - Outil de déconnexion HMT

Référence : TN23120

5 € TTC

Hypontech - Câble d'extension de 2m entre onduleurs

Référence : TN23450

17,90 € TTC

Câble d'extension de 4m entre onduleurs

Référence : TN23451

26,90 € TTC

Hypontech - Câble d'extension AC pour HMS800-C 10 mètres

Référence : TN23026

46 € TTC

Hypontech - Câble d'extension AC pour HMS800-C 20 mètres

Référence : TN23028

79 € TTC

Hypontech - Bouchon de terminaison AC femelle

Référence : TN23019

2,99 € TTC

Hypontech - Bouchon de terminaison AC mâle

Référence : TN23020

2,99 € TTC

Hypontech - Connecteur AC femelle monophasé

Référence : TN23452

6,99 € TTC

Enphase - Cable 1,3m portrait - IQ7 IQ8

Référence : TN25167

19,08 € TTC

Enphase - Connecteur male IQ7 IQ8

Référence : TN25169

13,80 € TTC

Vous avez vu 72 produits sur 75

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Optimisez votre installation solaire avec nos micro-onduleurs performants

1. Micro-onduleur ou onduleur central : lequel choisir ?

Un onduleur central (dit « string ») reçoit tous les panneaux d'une chaîne et convertit l'ensemble en un seul point. Les modules sont câblés en série : ils sont traversés par le même courant, et le plus faible impose sa loi à tous les autres.

Un micro-onduleur se place derrière chaque panneau et convertit le courant continu en 230 V alternatif au niveau du module. Chaque panneau a son propre suivi de point de puissance maximale et devient indépendant de ses voisins.

Les cinq avantages qui font la différence :

  • La tolérance à l'ombrage. Un module masqué, encrassé ou mal orienté ne pénalise plus que lui-même. Sur une toiture avec cheminée, arbre ou antenne, c'est décisif.
  • Les orientations multiples. Un versant est et un versant ouest cohabitent sans compromis, ce qu'un onduleur central n'accepte que sur des entrées MPPT distinctes.
  • La sécurité. Aucune haute tension continue ne circule en toiture : la conversion se fait sur place, en basse tension. C'est un vrai argument en matière de risque incendie et pour les interventions de secours.
  • L'évolutivité. Vous ajoutez un panneau et son micro-onduleur quand vous voulez, sans reprendre l'architecture.
  • Le suivi module par module, qui permet de repérer immédiatement le panneau défaillant.

Les trois contreparties, à connaître :

  • Le coût au watt est plus élevé qu'un onduleur central de même puissance.
  • L'électronique est en toiture, donc à l'endroit le moins accessible de l'installation. Un remplacement suppose de redéposer un panneau.
  • Pas de stockage en direct. Un micro-onduleur ne pilote pas de batterie. Pour stocker, il faut ajouter un système en AC coupling en aval — c'est possible et fréquent, mais cela suppose un second appareil.

En une phrase : toiture ombragée, orientations multiples, petite installation ou projet évolutif → micro-onduleurs. Grande toiture dégagée à orientation unique, ou stockage prévu dès le départ → un onduleur central ou hybride sera plus économique.

2. Plug & play sur prise ou installation sur tableau : quelle est la différence ?

Notre collection regroupe deux familles qui reposent sur la même technologie mais ne s'installent pas du tout de la même façon.

Le micro-onduleur plug & play à WiFi intégré. Il embarque son propre module de communication : pas de passerelle à acheter, pas de câblage bus, vous le connectez directement à votre box. Sa sortie se termine par un câble équipé d'une fiche de prise de courant : vous branchez, cela fonctionne. C'est la solution pour un ou deux panneaux, un balcon, une terrasse, un abri de jardin — installation en quelques minutes, aucun électricien, et le tout se démonte si vous déménagez. Les kits complets correspondants figurent dans notre collection Kit Solaire Plug & Play.

Le micro-onduleur destiné au tableau électrique. Plusieurs unités sont chaînées sur un câble bus AC, puis raccordées à un circuit dédié dans votre tableau. Le suivi passe par une passerelle de communication séparée (question 5), à laquelle on peut ajouter un compteur pour limiter ou annuler l'injection (question 6). C'est l'architecture d'une installation en toiture, de 4 à 20 panneaux et plus, et elle relève d'un électricien.

Comment choisir. Un ou deux panneaux posés au sol ou sur un balcon, sans travaux : plug & play. Une installation en toiture, une puissance significative, un besoin de pilotage fin ou de limitation d'injection : version tableau. Le second cas ouvre l'accès à des puissances et des fonctions que le premier n'offre pas, mais il impose un raccordement fixe et les démarches qui vont avec (question 9).

3. Quel micro-onduleur pour mes panneaux ?

Quatre vérifications, dans cet ordre. Ce sont les mêmes chiffres que sur n'importe quelle fiche de panneau.

1. La puissance d'entrée maximale par panneau. C'est la valeur la plus regardée, et la plus mal comprise. Un surdimensionnement de 1,1 à 1,4 est normal et même recommandé : vos panneaux n'atteignent leur puissance crête que quelques dizaines d'heures par an, et un micro-onduleur légèrement « sous-dimensionné » produit davantage sur l'année aux heures creuses de la journée. En revanche, associer un module de 500 Wc à un micro-onduleur limité à 350 W écrête chaque midi ensoleillé et vous fait perdre de la production réelle. Visez le bon compromis, en vous fiant à la puissance d'entrée maximale par module indiquée par le fabricant, pas à la seule puissance de sortie.

2. La tension à vide (Voc) du panneau, qui doit rester sous la tension d'entrée maximale du micro-onduleur. Attention : la Voc monte quand il fait froid — comptez 10 à 12 % de marge pour un matin d'hiver.

3. Le courant de court-circuit (Isc). C'est le point de vigilance actuel : les modules haute densité récents dépassent souvent 14 A d'Isc, au-delà de ce qu'acceptent certains micro-onduleurs, notamment de génération précédente. Vérifiez-le avant de commander un couple panneau/micro-onduleur récent.

4. La plage MPPT, dans laquelle la tension de travail du panneau (Vmp) doit réellement tomber.

Les modèles 2-en-1 et 4-en-1. Ils font l'objet de la question suivante : le nombre de panneaux par boîtier est un choix à part entière.

En cas de doute, envoyez-nous vos références de panneaux : nous validons l'association avant expédition.

4. Micro-onduleur 1, 2 ou 4 panneaux : lequel choisir ?

Nous proposons les trois formats. Ils reposent sur la même technologie : la différence tient au nombre de modules raccordés à un même boîtier.

Le format 1 panneau (1-en-1). Un micro-onduleur par module, totalement indépendant. C'est la version la plus chère au watt, et la plus performante dans les situations difficiles. Elle s'impose dans trois cas : une toiture très ombragée, des orientations ou inclinaisons multiples au sein du même champ, ou une installation appelée à grandir panneau par panneau. C'est aussi le format des kits plug & play à brancher sur prise.

Le format 2 panneaux (2-en-1). Le meilleur compromis pour la majorité des toitures résidentielles : deux fois moins d'unités, moins de connexions à réaliser et à surveiller, un coût au watt sensiblement plus bas, tout en conservant une bonne granularité. C'est notre recommandation par défaut sur une toiture partiellement ombragée.

Le format 4 panneaux (4-en-1). Le plus économique au watt et le plus rapide à poser : un seul boîtier pour quatre modules, un câblage AC nettement allégé, moins de points de raccordement. Il donne le meilleur de lui-même sur une toiture dégagée à orientation unique, où l'on cherche surtout à réduire le coût et le temps d'installation tout en gardant le suivi par module et la sécurité de la basse tension continue.

Le critère qui tranche vraiment : le nombre de MPPT indépendants, pas le nombre d'entrées.

C'est le point le plus important de cette page, et le plus mal expliqué ailleurs. Sur un modèle à MPPT indépendants, chaque panneau conserve son propre suivi de puissance : un module ombragé n'affecte pas ses voisins, et vous gardez tout l'intérêt de la technologie. Sur un modèle où deux entrées partagent un MPPT, les deux panneaux concernés se pénalisent mutuellement en cas d'ombrage ou d'orientation différente — vous retrouvez, en réduction, le comportement d'un onduleur de chaîne.

Comment décider en pratique :

  • Toiture dégagée, un seul pan, une seule orientation4-en-1, sans hésiter. Vous payez moins cher pour un résultat identique.
  • Toiture résidentielle classique avec un ombrage ponctuel (cheminée, antenne, gouttière) → 2-en-1 à MPPT indépendants.
  • Ombrages importants, arbres, plusieurs versants, ou pose progressive1-en-1.
  • Balcon, terrasse, un ou deux modules en plug & play1-en-1 ou 2-en-1, selon le nombre de panneaux.

Trois points pratiques à ne pas négliger :

  1. La puissance d'entrée maximale s'entend par panneau et au total. Un 4-en-1 accepte une puissance par module et une puissance cumulée : les deux limites doivent être respectées.
  2. Une panne immobilise tout le boîtier. Sur un 4-en-1, un défaut met quatre modules à l'arrêt, contre un seul en 1-en-1. Sur une grande installation, ce n'est pas critique ; sur trois panneaux au total, cela mérite réflexion.
  3. Anticipez l'agrandissement. Ajouter un panneau à un 4-en-1 déjà complet suppose un nouveau boîtier. Si vous savez que vous passerez de 4 à 6 modules, deux 2-en-1 sont souvent plus économiques qu'un 4-en-1 suivi d'un 1-en-1.

Un doute sur le format adapté à votre toiture ? Décrivez-nous votre configuration — nombre de panneaux, pans, ombrages — et nous vous orientons.

5. La passerelle de communication est-elle obligatoire ?

Cela dépend de la famille de produit, et la confusion est fréquente.

Sur un micro-onduleur plug & play à WiFi intégré : non. La communication est embarquée, il n'y a rien à ajouter.

Sur une installation au tableau : oui, en pratique. Le micro-onduleur produit sans elle, mais la passerelle — DTU chez Hoymiles, ECU chez APsystems, appellation propre à chaque marque — est la seule interface entre vos modules et vous. Sans elle :

  • aucun suivi, ni global ni par panneau. Un micro-onduleur en défaut peut rester silencieux des mois avant que la baisse ne soit visible sur la facture ;
  • aucune mise à jour de firmware, alors qu'elles corrigent des défauts et étendent régulièrement les compatibilités ;
  • aucun paramétrage — dont le réglage du profil réseau national et la limitation d'injection ;
  • un traitement de garantie compliqué, la plupart des fabricants s'appuyant sur les journaux de fonctionnement.

Trois points pratiques :

  1. La passerelle est propre à la marque, et parfois à la gamme. Une passerelle Hoymiles ne pilote pas des APsystems, et certaines références ne couvrent pas toutes les séries d'un même fabricant. Vérifiez la compatibilité exacte, c'est une source d'erreur classique.
  2. La communication entre micro-onduleurs et passerelle passe par le réseau électrique ou par radio selon les modèles. La portée n'est pas infinie : une passerelle au fond d'un garage, derrière un mur béton, ou séparée du champ par plusieurs tableaux, perdra des unités. Rapprochez-la, ou utilisez un répéteur si le fabricant en propose un.
  3. Le WiFi des passerelles est presque toujours en 2,4 GHz uniquement. Si votre box diffuse un réseau unifié 2,4/5 GHz, créez un SSID 2,4 GHz dédié. C'est notre première cause d'appel au support.

6. À quoi sert le compteur, et où l'installer ?

Le compteur — ou la pince ampèremétrique selon les modèles — mesure les échanges entre votre logement et le réseau. Associé à la passerelle, il permet la limitation d'injection, voire l'injection nulle : la passerelle compare production et consommation en temps réel et bride la sortie des micro-onduleurs pour que rien ne parte sur le réseau.

Trois raisons de s'en équiper :

  1. Respecter un engagement de zéro injection. Si vous avez signé une convention d'autoconsommation sans injection, c'est le dispositif qui vous permet de la tenir réellement.
  2. Respecter la limite d'injection de 6 kVA en monophasé imposée par Enedis, sur une installation qui la dépasserait.
  3. Voir votre consommation, et pas seulement votre production. C'est ce qui transforme le suivi en outil de décision : sans mesure de consommation, vous ne connaissez pas votre taux d'autoconsommation, donc vous ne savez pas si une batterie vous serait utile.

Où le placer. Au point de livraison, juste après le disjoncteur de branchement, en amont de tous vos départs et du point de raccordement des micro-onduleurs. Il doit voir la totalité des échanges avec le réseau, et rien d'autre.

Les trois erreurs de mise en service les plus fréquentes : le sens de la pince inversé — la flèche pointe vers le réseau, à l'envers le système se comporte exactement à l'inverse de ce qu'on attend ; le compteur placé trop en aval, qui ne voit qu'une partie des circuits ; et, en triphasé, un seul capteur là où il en faut trois.

À noter : la régulation d'injection nulle par micro-onduleurs n'est pas instantanée. Le temps de réaction se compte en secondes, et de brèves injections transitoires restent possibles lors des variations rapides de consommation. C'est admis par les gestionnaires de réseau, mais cela explique que le compteur Linky enregistre parfois quelques watt-heures d'injection résiduelle.

7. Comment se fait le câblage AC, et combien de micro-onduleurs par circuit ?

Le principe. Les micro-onduleurs se chaînent sur un câble bus AC propre à la marque, muni de connecteurs étanches et d'une prise tous les mètres environ. Le bus part vers un coffret de raccordement, puis vers un circuit dédié de votre tableau. Chaque extrémité libre doit recevoir un capuchon d'étanchéité — un connecteur laissé ouvert en toiture est une entrée d'eau garantie.

Le nombre maximal par branche est défini par le fabricant, en fonction de la puissance des unités et du calibre de protection de la branche. Il figure dans la notice, et se situe couramment entre 4 et 10 unités. Ne le dépassez jamais pour gagner un tirage de câble : c'est le courant admissible du bus qui est en jeu.

Les protections à prévoir :

  • Un disjoncteur dédié au calibre indiqué par la notice, sur un circuit réservé à la production. Jamais mutualisé avec des prises ou de l'éclairage.
  • Un dispositif différentiel 30 mA sur ce circuit. Les micro-onduleurs sont des appareils à double isolation sans composant continu injecté côté réseau : un type A convient dans la très grande majorité des cas, mais vérifiez la notice de votre référence.
  • Un organe de coupure accessible, exigé lors du contrôle de conformité.
  • Un parafoudre AC, en zone exposée ou en bout de ligne rurale.

La solution simple : le coffret AC pré-assemblé. Plutôt que d'acheter ces composants séparément et de les câbler un par un, nous proposons des coffrets AC prêts à raccorder, dans lesquels disjoncteur, différentiel, parafoudre et organe de coupure sont déjà montés, câblés et repérés dans une enveloppe adaptée. Vous n'avez plus qu'à amener le bus AC d'un côté et le départ vers le tableau de l'autre.

Trois raisons d'y passer :

  • La conformité. L'ensemble est cohérent par construction : calibres accordés entre eux, sections respectées, repérage présent. C'est précisément ce que vérifie un contrôleur CONSUEL, et c'est là que les montages composés pièce par pièce pèchent le plus souvent.
  • Le temps. Comptez quelques minutes de raccordement au lieu d'une demi-journée de câblage en armoire, sans oubli possible d'un composant.
  • La traçabilité. Un coffret référencé, avec sa documentation, est bien plus simple à présenter lors d'un contrôle ou d'une demande de garantie qu'un assemblage improvisé.

Choisissez le coffret en fonction de la puissance totale de vos micro-onduleurs et du nombre de branches à raccorder — ces deux informations figurent sur chaque fiche produit. Indiquez-nous votre configuration si vous hésitez : le coffret doit correspondre au calibre exigé par la notice de vos micro-onduleurs, pas l'inverse.

Le raccordement du coffret au tableau reste une intervention sur l'installation fixe, et relève d'un électricien.

La mise à la terre. Selon les gammes, elle est assurée par le conducteur de protection du câble bus, ou exige une liaison dédiée. Dans tous les cas, les cadres des panneaux et les structures de fixation doivent être mis à la terre et reliés en équipotentialité selon l'UTE C 15-712-1. C'est l'un des points les plus systématiquement vérifiés lors d'une visite CONSUEL.

8. Comment installer un micro-onduleur en toiture ?

Où le fixer. Sous le panneau, sur le rail de la structure de fixation — jamais posé sur la couverture, jamais suspendu par ses propres câbles. Il doit être protégé du rayonnement direct par le module lui-même et ventilé : la chaleur est le premier facteur de vieillissement de son électronique. Ménagez l'espace prévu par le fabricant entre le boîtier et la couverture.

L'étanchéité. La plupart des références sont IP67. Cela signifie qu'elles résistent à l'eau, pas qu'elles apprécient de stagner dedans : évitez les points bas où l'eau s'accumule, et orientez les connecteurs vers le bas pour que l'eau s'égoutte.

Les connecteurs : le point à ne pas négliger. Les connecteurs de type MC4 se ressemblent tous, mais ceux de marques différentes ne doivent pas être accouplés entre eux. Le couple mâle/femelle est certifié comme un ensemble ; un accouplement croisé donne un contact médiocre, qui s'échauffe, s'oxyde et finit en point chaud — c'est une cause reconnue d'incendie en toiture, et cela annule la garantie. Utilisez des connecteurs de même marque et de même modèle des deux côtés, ou des câbles d'adaptation prévus pour.

Le sertissage se fait avec la pince du fabricant du connecteur. Une cosse mal sertie est le défaut le plus fréquent des installations montées en autonomie, et le plus difficile à diagnostiquer ensuite.

Enfin, relevez le numéro de série de chaque micro-onduleur et notez sa position sur un plan avant de poser les panneaux. C'est ce qui vous permettra, trois ans plus tard, de savoir quel module correspond à l'unité en défaut affichée dans l'application — sans avoir à tout redéposer.

9. Quelles démarches en France, et où en est la réglementation ?

La déclaration au gestionnaire de réseau est requise dès qu'une production est raccordée au réseau public, même sans vente de surplus et même en petite puissance. La démarche — convention d'autoconsommation sans injection le cas échéant — est gratuite et en ligne. Sans elle, un assureur peut opposer le défaut de déclaration en cas de sinistre électrique : c'est le véritable enjeu.

Le CONSUEL. En pratique, une installation en autoconsommation totale sans injection dont la puissance d'onduleur ne dépasse pas 3 kVA, sans batterie et sans modification du tableau, en est généralement dispensée — c'est le cas des kits plug & play sur prise. Dès que vous injectez du surplus, que vous ajoutez un stockage ou que vous créez un circuit dédié au tableau, l'attestation de conformité redevient nécessaire.

Le point qui a changé le 1ᵉʳ juillet 2026, et qu'il faut vérifier avant tout achat. Tout équipement de production de plus de 800 W raccordé au réseau doit disposer d'un certificat de conformité à la norme NF EN 50549-1. Depuis le 1ᵉʳ juillet 2026, ce certificat doit être établi selon la norme d'essais NF EN 50549-10 : la dérogation qui subsistait pour les installations de 36 kVA et moins a pris fin. Sans ce document, le CONSUEL ne vise pas l'attestation, et sans attestation visée, Enedis ne met pas l'installation en service.

Tous les fabricants n'ont pas encore fait certifier l'intégralité de leurs références selon cette méthode d'essais. Exigez le certificat pour la référence exacte avant de commander, chez nous comme ailleurs. Nous le mettons à disposition sur nos fiches produit ; s'il vous manque, demandez-le-nous.

Côté urbanisme, une pose en toiture ou en façade nécessite une déclaration préalable en mairie ; une pose au sol de moins de 3 kWc et sous 1,80 m de hauteur en est dispensée, hors secteur protégé.

Enfin, la limite de 6 kVA d'injection en monophasé s'applique à la somme de vos micro-onduleurs, pas à un seul d'entre eux. Au-delà, il faut limiter l'injection avec un compteur (question 6) ou passer en triphasé.

10. Puis-je agrandir mon installation plus tard, ou mélanger des modèles ?

Agrandir : oui, et c'est le principal atout de l'architecture. Chaque panneau étant indépendant, ajouter un module et son micro-onduleur ne remet rien en cause. Vous n'avez ni chaîne à rééquilibrer, ni onduleur à redimensionner.

Trois points à vérifier avant d'ajouter :

  1. Le nombre maximal par branche (question 7) et le calibre du circuit. Au-delà, il faut créer une seconde branche.
  2. La compatibilité avec votre passerelle : elle gère un nombre maximal d'unités, et ne couvre pas nécessairement une nouvelle série du même fabricant.
  3. La puissance totale, au regard de la limite de 6 kVA en monophasé et du seuil de 3 kVA en matière de CONSUEL.

Mélanger des puissances de panneaux : oui, sans réserve — c'est justement ce que permet un MPPT par module. Un panneau de 400 Wc et un de 500 Wc cohabitent sans se pénaliser, chacun avec son micro-onduleur adapté.

Mélanger des marques de micro-onduleurs : possible, mais peu confortable. Électriquement, rien ne s'y oppose s'ils sont sur des circuits distincts et correctement protégés. En pratique, vous vous retrouvez avec deux passerelles et deux applications, et un suivi éclaté. Si vous prévoyez d'agrandir, restez dans le même écosystème.

Le cas concret : remplacer une unité en panne cinq ans après la pose. La référence exacte n'existe plus, et le modèle successeur n'est pas toujours géré par la passerelle en place. Un micro-onduleur de rechange acheté avec l'installation coûte peu et évite un problème réel.

11. Durée de vie, garanties et pannes : à quoi s'attendre ?

Durée de vie. Un micro-onduleur est de l'électronique de puissance placée en extérieur, sous un panneau, exposée aux cycles thermiques. Les gammes actuelles sont conçues pour 15 à 25 ans, contre 10 à 15 ans pour un onduleur central. Cet écart s'explique : chaque unité travaille à faible puissance, sans ventilateur ni pièce mobile.

Garanties. Comptez généralement 10 à 12 ans, souvent extensibles à 20 ou 25 ans selon les marques. Deux réflexes qui valent de l'argent : enregistrer les produits auprès du fabricant dès la mise en service — beaucoup d'extensions en dépendent et ne sont plus accessibles ensuite — et installer la passerelle, dont les journaux conditionnent le traitement de la plupart des demandes.

Attention à ce que couvre la garantie. Elle porte sur le matériel, pas sur la dépose du panneau, la nacelle, la main-d'œuvre ni la perte de production, sauf mention contraire. C'est la vraie limite de la promesse « 25 ans » : sur une toiture inclinée, le coût d'intervention peut dépasser celui de la pièce. C'est le principal argument en faveur d'un onduleur central sur une grande toiture dégagée.

Diagnostiquer une panne. L'application vous signale l'unité concernée. Avant de conclure au défaut matériel, vérifiez trois choses, qui expliquent la majorité des cas : la communication — une unité « hors ligne » n'est pas forcément en panne, elle peut simplement ne plus être vue par la passerelle ; le connecteur DC, un contact médiocre étant le défaut le plus fréquent ; et l'absence d'ombrage nouveau sur le module concerné. Notre support technique vous accompagne sur ce diagnostic avant tout retour.

Informations fournies à titre indicatif et mises à jour en juillet 2026. La réglementation applicable au photovoltaïque en autoconsommation évolue régulièrement ; nous vous invitons à vérifier votre situation particulière auprès du service urbanisme de votre commune et de votre gestionnaire de réseau. My Discount Solar ne peut être tenue responsable d'une installation non conforme aux règles locales d'urbanisme ou aux conditions de votre contrat d'assurance.

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